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Témoignages et articles

Friday, March 3, 2017

Récupérer le bois d’œuvre urbain à Vancouver - Canada

Par Paul MacDonald, du journal « Logging & Sawmilling »

L’entreprise Vancouver Urban Timberworks a vu le jour à l’époque où les propriétaires, Eric Savics et Danny Hagge, maintenant âgés de 27 ans, faisaient de la planche à roulettes et étaient encore adolescents. Hagge explique que, même à l’époque, le travail du bois l’avait attiré : « Lorsque j’étais en quatrième, à la place des pauses je préférais suivre des cours sur le travail du bois. » Et d’ajouter : « Ça devait être un simple passe-temps – je n’avais pas l’intention d’avoir ma propre entreprise de sciage. » 

Après le secondaire, Hagge a fait de la menuiserie pendant quatre ans et s’est acheté une scie-tronçonneuse Alaskan. Ce fut le début de l’entreprise Vancouver Urban Timberworks, en 2009. « Danny m’a dirigé vers un site de construction sur lequel tous les arbres de bois dur étaient abattus. Et c’était ainsi chaque jour partout dans Vancouver. Mon intérêt a été piqué », explique Savics. « Peu après, l’entrée de notre demeure fut recouverte de dosses, d'écorces et de matériaux sciés à partir de ce bois urbain. Avec la scie-tronçonneuse Alaskan, nous sciions sans arrêt, remplissant la cour de la maison – ça ressemblait à une cour à bois de notre voisinage au nord de Vancouver. »

Ils ont alors décidé de faire une étude de rentabilité. Ils ont communiqué avec des arboristes locaux pour savoir ce qui se faisait avec le bois de la ville. « Nous avons obtenu des informations très intéressantes », raconte Savics. « Nous sommes allés au département de la foresterie de l’Université de la Colombie-Britannique et nous avons obtenu des informations sur tout ce qui concerne le bois urbain. Par la suite, nous avons rencontré des détaillants pour voir les matériaux qu’ils avaient. À chaque étape, nous étions de plus en plus excités par le potentiel qui s’ouvrait devant nous. » 

Et ils sont allés de l’avant. Ils ont ouvert une petite boutique dans une zone industriel du nord de Vancouver. « Lorsque nous faisions du sciage de la maison, nos ventes provenaient de Craigslist. Nous avions des demandes de fabricants de meubles qui cherchaient des dosses larges, de très bonne qualité, avec de grands diamètres, autant dans du bois de résineux que dans du bois de feuillus. Nous vendions du bois vert, très humide – et c’était une raison de plus pour laquelle il fallait déménager l'exploitation. Nous avions besoin d’un endroit sec pour remiser le bois. »

En peu de temps, leur nouveau local de 185 m2 fut rempli de bois d’œuvre sec. « Une fois qu’on a eu un bon stock de matériaux secs, les demandes de mobilier ont commencé », explique Savics. « Beaucoup de clients rentraient et demandaient si nous pouvions fabriquer ce qu’ils recherchaient, par exemple, une table faite d’une grosse planche avivée. Ce jour-là, nous nous sommes regardés, Danny et moi, et nous nous sommes dit : “Bon, faisons le prochain projet qui nous sera demandé, quel qu’il soit, essayons !” Nous n’avons pas hésité, nous avons sauté sur l’occasion. » Donc, en plus d’offrir des bois de feuillus et de résineux provenant de bois urbain, Vancouver Urban Timberworks aidait aussi les clients à concevoir et fabriquer leurs projets. Et, dès lors, ils ont conçu un large éventail de meubles pour leurs clients.

Vancouver Urban Timberworks se prépare à mettre en place son propre séchoir à bois. Mais la vraie grande nouvelle, c'est que l'entreprise a installé une nouvelle scie dans sa succursale à Squamish, soit 65 km au nord de Vancouver. La scie-tronçonneuse Alaskan a bien servi, mais il était plus que temps d’améliorer la production. Ils ont donc installé une scie WM1000 de Wood-Mizer – la première en opération au Canada. 

La scie de premier transformation WM1000 est conçue pour débiter des billes de bois de feuillus ou de résineux de large diamètre. Elle peut scier jusqu’à 170 cm de diamètre et utilise des lames étroites à trait de scie fin de 5 à 7,5 cm, ce qui permet de ne pas perdre trop de bois. Robuste et facile à entretenir, la scie à ruban est équipée d’une tête de sciage, avec un dégagement impressionnant, qui se déplace sur un châssis à deux rails. 

Les poulies de lames surdimensionnées de la scie WM1000 réduisent les tensions sur la lame et la longueur de la lame allonge le temps d'utilisation entre les affûtages.

Avec la scie WM1000, les billes peuvent être sciées en deux, en quartiers, ou sciées en équarris qui seront refendus plus tard, tandis que l’opérateur contrôle toutes les fonctions de sciage, en toute sécurité, debout sur une plate-forme qui se déplace avec la tête de sciage. La scie WM1000 était ainsi le bon choix pour permettre à Vancouver Urban Timberworks d’atteindre le but fixé pour le développement de l’entreprise. « Nous devions apporter des changements au niveau des équipements, car, avec la scie-tronçonneuse Alaskan, nous devions manutentionner chaque dosse à la main », explique Hagge. « Nous savions que pour avoir une entreprise efficace dans les matériaux surdimensionnés, nous avions besoin de la bonne scie. On ne voulait pas seulement acheter pour faire un peu mieux, nous voulions acheter ce qu’il y a de mieux. Quand nous avons vu la scie WM1000, nous avons su qu’elle était pour nous. »

En plus des capacités de production de la scie WM1000, la grande renommée de Wood-Mizer et son service réputé à la clientèle furent aussi des facteurs décisionnels. « Avant la WM1000, plusieurs entreprises rénovaient de vieilles scies et de vieux plateaux de sciage, à partir de concepts intéressants », poursuit Hagge. « Donc, quand la scie WM1000 a été dévoilée, tout le monde dans le secteur était vraiment excité. C’est une scie abordable, de qualité, permettant une excellente production pour une entreprise de taille moyenne. »

Les deux associés signalent que la scie WM1000 offre un très bon rendement, et, selon les observations qui ont été faites, ils pensent que la scie WM1000 n'aura pas besoin de beaucoup d’entretien. « De ce que nous avons entendu de personnes opérant la même machine, tel que Goby Walnut à Portland, en Oregon, la scie ne requiert pratiquement aucun entretien. Généralement, l’entretien est surtout centré sur les lames, ce qui est le plus important », souligne Hagge. « Si l’on maintient une lame bien affûtée avec la bonne voie, on scie droit. » Auparavant, ils utilisaient fréquemment leur équipement CNC pour dégauchir les matériaux. « Mais avec le sciage que nous faisons maintenant, c’est comme si le bois sortait de la dégauchisseuse », explique Savics. « Tout tient à une lame bien affûtée et avoyée. C’est un art », ajoute-t-il, mentionnant également qu’ils possèdent leur propre équipement d’aiguisage et d’avoyage, dont une aiguiseuse BMS250 de Wood-Mizer. 

« Nous sommes encore en cours d'apprentissage sur la meilleure façon de transformer les billes en produit fini », avoue Savics. « À nos débuts, nous acceptions tout ce qui nous était offert par les ouvriers forestiers. Mais maintenant, nous avons une meilleure compréhension du bois urbain. Par exemple, un arbre qui se tord ou qui a une fourche est signe de problèmes. La moitié deviendra possiblement du bois de chauffage. Une fourche peut signifier que l’arbre est pourri en son centre. Nous avons une meilleure connaissance de ce qu’il faut éviter. Sécher de si grosses pièces est également un défi intéressant. On ne parle pas de sécher du 2 x 4, ou des poutres – les techniques de séchage pour ces types de matériaux sont bien définies », explique Hagge. Parfois, il peut y avoir des imperfections dans le bois, mais c’est souvent bien accueilli par les artisans qui achètent, car ils produisent ainsi des pièces uniques, des meubles sur mesure. En ce qui les concerne, des fissures ou des vagues ajoutent du caractère au bois. 

Avec ce nouvel équipement de qualité en place, Savics et Hagge commencent à réfléchir à la prochaine étape pour l’entreprise. Ils envisagent d’ouvrir un atelier plus grand, avec une salle d’exposition, dans la région de Vancouver, qui serait le complément de l’usine de production à Squamish. Ils aimeraient également développer la vente en ligne. « Nous avons toujours pensé que les gens voudraient voir physiquement les matériaux qu’ils achètent, mais ce n’est pas toujours le cas », reconnaît Savics. Et d’ajouter : « Ça pourrait vraiment nous apporter de nouveaux revenus. » 

Leurs six années d'exercice n’ont pas toujours été faciles, mais leur approche méthodique leur a servi. « Nous avons eu des difficultés. Mais je crois que nous n’avons pas été écrasés par ces épreuves parce que nos décisions sont analysées et intentionnelles. Chaque action s’appuie sur beaucoup de recherches, une diligence appropriée et beaucoup de dialogue entre nous. Il y a eu également de nombreux échanges avec des gens du secteur, qui ont été très généreux avec leur temps et leur savoir », indiquent Savics et Hagge. L’aide reçue et leurs efforts seront rentables. « Toute notre patience et tout notre travail feront de cette scierie une entreprise bien réputée dans le Lower Mainland et dans le reste de la Colombie-Britannique », conclut Hagge.

L’article précédent a été abrégé et publié avec l’autorisation du journal « Logging & Sawmilling ». 


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